- Interpeller le professionnel

Auchan Retail France

Par la présente, je sollicite votre intervention urgente dans le cadre d’un litige grave m’opposant au magasin Auchan Boulogne Jean-Jaurès. Le 20 avril, le délai de huit jours fixé dans mon courriel du 12 avril est désormais expiré sans aucune réponse de votre direction nationale. Bien que ma mise en demeure (LRAR) ait été réceptionnée le 20 avril à 08h03, votre silence institutionnel persiste. Ce dossier soulève des questions fondamentales sur la légalité des pratiques commerciales, la loyauté de l'information et l'éthique professionnelle de vos collaborateurs. L'essence de cette plainte ne porte pas sur un simple remboursement, mais sur la gravité systémique des agissements suivants : ・Pratiques commerciales susceptibles d’être frauduleuses : Substitution délibérée d'étiquettes de prix en rayon pour justifier un refus de remboursement et dissimuler une erreur d'affichage. ・Atteinte à la dignité et faits pouvant s’apparenter à des discriminations : Injures publiques dégradantes (m’infantilisant comme un « bébé ») et contrôle d’identité perçu comme discriminatoire par la sécurité, m'assimilant à une voleuse sans aucun fondement. ・Dissimulation présumée et manquement éthique grave : Tentative d’étouffer l’affaire par une usurpation d’identité. L’auteure des faits s’est fait passer pour le responsable du magasin par courriel le 17/04 afin de clore le dossier unilatéralement. ・Faits susceptibles de constituer une violation du RGPD et une atteinte à la vie privée : Accès non autorisé et détournement de finalité de mes données personnelles par la direction du magasin le 21/04, visant à contourner les procédures écrites officielles par une tentative de résolution opaque par téléphone. 1. Fraude commerciale et falsification concertée (09/04 et 10/04) - Le 09/04/2026 : J’ai signalé un écart de prix (1,95€ affiché vs 3,58€ facturé). L’employé de l’accueil a refusé le remboursement avec mépris, prétendant faussement que le prix était de 3,58€ alors qu'aucune étiquette à ce prix n'existait. Ma réclamation envoyée le soir même est restée ignorée à ce jour. - Le 10/04/2026 : L’erreur persistant toujours, (absence totale d'affichage à 3,58€), j'ai réitéré ma demande. L'employé de l'accueil a tenté de m'éconduire à nouveau en invoquant des prétextes fallacieux. Une autre employée m'informe finalement que seule la responsable de rayon est habilitée à valider le remboursement et l'appelle. Alors que j'attends la responsable à la caisse, celle-ci ne se présentant pas, l'employée m'accompagnant propose d'aller vérifier le prix ensemble. À notre arrivée, l'employé de l'accueil et la responsable de rayon auraient profité de mon absence momentanée pour substituer discrètement l'étiquette en rayon. Ils ont ensuite affirmé que le prix avait « toujours été de 3,58€ ». Ce n’est que face à ma preuve photographique horodatée prise à 12h07 qu’ils ont été contraints de procéder au remboursement. 2. Injures publiques et traitement dégradant - Lors du remboursement, la responsable de rayon m'a agressivement interpellée, déclarant avoir lu le matin même ma plainte envoyée la veille. Elle m’a insultée de « personne désagréable » devant la clientèle, puis m'a humiliée en me traitant de « bébé qui ne sait même pas compter ». - À ma sortie, j'ai subi un contrôle au faciès discriminatoire par la sécurité, m'assimilant à une voleuse alors que les autres clients passaient sans être inquiétés. 3. Rupture de communication et dysfonctionnements techniques - Le 12/04, j'ai envoyé une plainte formelle à service-client@auchan.fr. J'ai reçu un accusé de réception m'invitant explicitement à « répondre directement à ce mail ». Pourtant, mes précisions envoyées les 14/04 et 16/04 (concernant la conservation des vidéos et ma mise en demeure LRAR) ont fait l'objet d'un rejet systématique ("address not found"). Ce blocage technique ciblé est inadmissible et m'a obligée à interpeller la marque sur les réseaux sociaux. 4. Usurpation d’identité et manipulation - Le 16/04, un chargé des réseaux sociaux a reconnu des faits « inacceptables » et s'est engagé à une enquête interne. Pourtant, le 17/04, j'ai reçu un mail signé « Responsable Magasin » qui était en réalité envoyé par la responsable de rayon elle-même, semblant usurper l’identité du Directeur pour nier les faits. Cette manœuvre susceptible d’être frauduleuse pour s'auto-disculper constitue une faute professionnelle lourde. 5. Tentative de contact opaque et violation de la vie privée (RGPD) - Le 21/04 à 16h43, j’ai reçu un message vocal sur mon répondeur de la part d’un individu se présentant d’abord comme le directeur du magasin Auchan Batignolles, avant d’admettre être celui de Boulogne Jean-Jaurès. Il prétend avoir accédé à mon numéro personnel via une « messagerie client diamant» (cf. pièce jointe), bien que je n'aie jamais communiqué mon numéro de téléphone dans mes échanges avec Auchan, et je n’ai utilisé les services d’Auchan que quelques fois seulement. Cette utilisation de mes données personnelles via le fichier client à des fins de gestion de litige non officielle, sans mon consentement et en dehors de toute procédure légale de traitement des plaintes, est susceptible de constituer un détournement de finalité au sens du RGPD. J'y vois une intention manifeste de clore l'affaire par téléphone, sans laisser de traces écrites, pour servir les intérêts du magasin. La CNIL considère de manière constante que : l'accès à des données personnelles par un employé ou un responsable à des fins personnelles ou pour gérer un litige de manière occulte est susceptible de constituer une violation grave. Le fait que le directeur revendique un 'droit d'accès' ne saurait justifier un éventuel détournement de finalité de mon numéro de téléphone. Conclusion et exigences L'ensemble de ces faits me laisse la profonde conviction que ces agissements pourraient avoir été motivés par des préjugés et des éléments pouvant s’apparenter à une discrimination liés à mon origine asiatique et au fait que le français n’est pas ma langue maternelle. Peut-on légitimement s’interroger sur le point de savoir si un tel mépris — allant du refus unilatéral de remboursement malgré une erreur d’affichage flagrante, jusqu’à la substitution frauduleuse d’étiquettes opérée pendant que l’on me faisait attendre, voire l'usurpation d'identité de la direction — aurait été infligé à un ressortissant français ? Ces agissements coordonnés pourraient laisser supposer une forme de discrimination systémique. J'exige formellement à nouveau: 1. La confirmation écrite de la conservation des vidéos du 10/04 entre 12h05 et 12h35 (accueil, rayon, caisse, entrées/sorties). 2.Une explication sur le rejet technique de mes courriels de suivi. 3.Une enquête impartiale menée par le siège national (et non par le magasin incriminé). 4.Des sanctions disciplinaires fermes contre les personnels concernés (fraude, usurpation, injures). 5.Une explication détaillée sur l'accès et l'utilisation de mes données personnelles par le directeur du magasin le 21/04, susceptible de constituer une violation du RGPD (détournement de finalité du fichier client). 6.Une réparation et des excuses formelles pour le préjudice moral subi et le temps considérable que j'ai été contrainte de consacrer à la résolution de ce litige. En raison de la gravité des faits susceptibles de constituer une violation du RGPD par la direction du magasin, je prépare parallèlement un signalement formel auprès de la CNIL afin que ces pratiques d'accès abusif aux données personnelles soient sanctionnées. À défaut de réponse concrète sous 8 jours, je solliciterai l'intervention de l'UFC-Que Choisir pour toute suite judiciaire et donnerai à cette affaire toute la publicité qu'elle mérite. Dans l'attente d'une réponse rapide, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. (voir plus)